Nombreux sont ceux qui adoptent une attitude qui consisterait à s'écarter le plus possible de ces malades, à les marginaliser et à favoriser ainsi leur isolement hors de la société et des liens familiaux.
Fort heureusement, il y a des personnes comme le père John que j'ai rencontré aujourd'hui avec Maryvonne ("Un enfant, un espoir, Vietnam") qui lui apportera à partir de cette année, une aide matérielle régulière...
Je souhaiterais aider le prêtre dans sa mission, il perçoit les médicaments gratuitement auprès de l'hôpital public d'état, mais il n'y a pas de conditionnement prévu pour les dosages enfants... Les enfants ont aussi besoin de soins dentaires, donc le père John a besoin d'un peu d'argent pour que son centre vive mieux.
Il vient de me faire savoir que grâce à l'aide de l'église il a pu faire l'acquisition d'un terrain pour y construire une maison plus grande, mieux aménagée et adaptée pour l'hébergement et les soins des malades. Il n'a pas l'argent nécessaire pour faire la totalité des travaux, je l'ai donc invité à me faire parvenir l'expression de ses besoins et un devis détaillé afin de le présenter à de futurs parrains pour le soutenir.
C'est de Thaïlande où son association a sa principale activité, que Maryvonne est venue à ma rencontre par l'intermédiaire de ce blog... Je me réjouis de l'avoir présentée à "mes" s½urs et bonzesses car elle a apporté à certaines une aide immédiate et promis une action durable notamment dans le parrainage des enfants. J'apprécie sa façon de travailler dans l'urgence en gérant les priorités et en distribuant parcimonieusement l'argent de ses donateurs. Je souhaite que notre partenariat perdure...
Après son départ, j'ai re-présenté ces projets à des amis qui apportent une aide de base dans ce type d'action et ils en ont validé la totalité, c'est à dire que cette année nous allons parer au plus urgent pour les travaux de soeur Christine et de l'orphelinat bouddhiste, satisfaire la demande d'aide pour la petite école de mon quartier et ils soutiendront la fin de tous ces travaux dans le cadre de leur prochain budget annuel. Nous sommes allés à deux pas de chez moi rendre visite à une soeur vietnamienne qui dirige un petit orphelinat d'une quarantaine d'enfants ; ils ont acheté un nouveau frigidaire pour la famille et continueront de la suivre dans ses besoins. Il y a longtemps que j'espérais cette heureuse fin, je les remercie infiniment au nom des bénéficiaires.
Aujourd'hui encore, des centaines de milliers d'enfants et d'adultes souffrent de maladies graves et de handicaps liés à ces produits chimiques à forte teneur en dioxine, il subsiste des zones fortement contaminées par ce poison. Malformations, hyper encéphalies, maladies de peau, cancers, déficience du système nerveux ou cérébrale... ce sont quelques-unes des maladies dont sont atteintes les victimes. Plusieurs générations de vietnamiens sont touchées par ces maux génétiquement transmissibles...
A la demande de parrains d'enfants malades de l'association "Vietnam Enfants de la dioxine", je suis allé prendre quelques photos de leurs filleuls à l'hopital-maternité Tu Du- "Hoa Binh village" - 284 Cong Quynh - Q 1 –TP HCM. Je vous invite à consulter le site de l'association « Les enfants de Tu Du »
Le parrainage couvre les frais de scolarité et participe à l'amélioration du niveau de vie des familles, généralement très pauvres.
Le mois prochain je rentrerai quelques mois au pays, donc peu de nouvelles sur le blog, patience, merci...
Intermède instructif :
J'ai commencé à apprendre le vietnamien ce qui est vraiment ardu bien que le Vietnam soit le seul pays de l'Asie du Sud-Est a avoir adopté l'alphabet latin.
Un prêtre français de nationalité portugaise, Alexandre de Rhodes (1591-1660), a phonétisé le vietnamien avec l'alphabet latin, au 17e siècle, pour l'évangélisation. Progressivement, le peuple a adopté cet alphabet en place de l'écriture chinoise (Nôm) de l'époque, il l'a modifiée tout en le complétant avec des accents adaptés à la prononciation vietnamienne.
L'alphabet vietnamien se compose de 21 consonnes et de 12 voyelles, chaque voyelle peut supporter un des six tons (signes diacritiques). Un exemple : e ê è ề é ế ẹ ệ ẽ ễ ẻ ể ...
L'alphabet vietnamien n'a pas de lettre F qui est remplacée par le graphème PH, ni de Z qui est remplacée par le graphème Gi équivalent au son (z).
Merci de faire connaître ce blog à votre entourage ou mettez moi en contact avec des associations qui souhaiteraient soutenir les nouveaux projets !
